Au LGL, le témoignage de Pauline Kayitare résonne comme un appel à la vigilance
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Ce lundi 27 avril, au Lycée LGL au Luxembourg, les élèves ont assisté à une intervention marquante de Pauline Kayitare, survivante du génocide des Tutsis au Rwanda en 1994. Face à un jeune public, elle a livré un témoignage à la fois sobre et puissant, mêlant mémoire historique et réflexion sur la résilience.
En rappelant qu’environ un million de Tutsis ont été tués en quelques mois dans une relative indifférence internationale, elle a replacé son histoire personnelle dans une tragédie collective dont les conséquences résonnent encore aujourd’hui. Mais son discours ne s’est pas limité à la violence du passé. Elle a insisté sur la nécessité de ne pas figer l’histoire dans la souffrance seule, mais de l’inscrire aussi dans une dynamique de reconstruction.
Au fil de son intervention, Pauline Kayitare a partagé des fragments de mémoire intime, évoquant notamment des gestes d’amour qui ont marqué son enfance. Certains souvenirs, incompris sur le moment, ont pris sens avec le temps, révélant la force des liens affectifs même dans les contextes les plus extrêmes.
Face aux élèves, elle a également délivré un message tourné vers l’avenir : rester attentif, ne rien laisser au hasard, et comprendre que les épreuves font partie de toute existence. L’essentiel, a-t-elle suggéré, réside dans la capacité à se relever et à continuer d’avancer.
Dans cette perspective, elle a rappelé que des gestes du quotidien, comme se rendre à l’école, peuvent prendre une signification particulière : celle d’un chemin vers la vie et vers l’avenir.
Cette rencontre s’inscrit dans un travail de transmission essentiel auprès des jeunes générations, à l’heure où les témoins directs des génocides disparaissent peu à peu. En partageant son histoire, Pauline Kayitare contribue à faire vivre une mémoire qui dépasse les frontières et interpelle chacun sur sa responsabilité face à l’histoire.