Du 26 avril au 17 mai 2026
Joachim Van Der Vlugt, formé à l’académie des Beaux-arts de Maastricht s’est très vite tourné vers la peinture. Fasciné par les grands maîtres de la peinture flamande, il trouve sa voie dans cette direction, alliant techniques ancestrales et expressions contemporaines. C’est un travail minutieux qui explore les glacis - technique qui consiste à superposer des fines couches de peinture transparentes. Il choisit une palette réduite constituée principalement de bruns, de beiges, de verts envoûtants et de bleus subtils. Au départ, l’artiste n’a aucune idée préconçue. Il profite de ce qui arrive par hasard, se remet en question et accepte ce qui arrive. La lumière est toujours présente et fascine à travers ses oeuvres qui paraissent d’une autre époque, tout en ajoutant un aspect très actuel au travers de formes géométriques. Celles-ci, réalisées tout en légèreté apportent un certain ordre et soulignent un équilibre tout à fait surprenant. Couche après couche, le tableau se révèle, délivrant sa part de mystères. Ces superpositions délicates accentuent certaines zones, ajoutant et laissant apparaître des détails parfois imperceptibles si l’on ne marque pas une pause devant l’oeuvre. C’est aussi cela la technique de la peinture à l’huile; prendre son temps, ralentir, attendre, revenir. Chaque tableau invite à s’arrêter, afin de recevoir toute sa force et son énergie puissante indécelable par tout qui montrera un certain empressement. Et là, des éléments se dévoilent, des parties paraissant secondaires prennent toute leur importance, retenant toute votre attention à vous immerger et ressentir un apaisement à vivre une sortie hors du temps.
Pour cette exposition, l’artiste a fait le choix de travailler le thème des racines, qui est un symbole fort. Des ramifications plongées dans le sol qui ici, sont visibles comme si nous étions sous la terre. Il en résulte des ressentis d’ancrage, aussi bien que de vagabondages, tant l’expression donnée invite au mouvement et au dynamisme - paradoxe de racines assurant la fixation au sol et de suggestion de déplacement.
Les racines sont aussi parfois associées à des payasges évanescents.
Doux abîmes nous plongent dans un univers qui fait l’éloge de la lenteur, d’un sentiment rassurant de sécurité et de douceur, tout en mettant en évidence la nature délicate toute proche qui nous entoure et nous enveloppe.
Françoise Bande
Exposition accesssible du 26 avril au 17 mai, du jeudi au dimanche de 14h à 18h et sur rendez-vous.
T. : +352 621 25 29 79. Fermé le 1er et 14 mai
Moulin de Beckerich 103, Huewelerstrooss 8521 Beckerich