Les herbes sauvages des champs: nouveau plan d‘action

Le 6 juillet, le « Plan d’action pour la flore ségétale au Luxembourg » a été présenté à Kopstal en présence de Serge Wilmes, ministre de l'Environnement, du Climat et de la Biodiversité. Avec 10 objectifs et 88 recommandations d’action, ce plan mise sur une collaboration étroite avec les agriculteurs afin de favoriser les herbes sauvages des champs menacées et de garantir à long terme leur précieuse contribution à la protection des sols, de l’eau et du climat.

Les herbes sauvages des champs, un trésor de notre paysage culturel


Les herbes sauvages des champs sont des espèces de petites plantes peu concurrentielles qui ne perturbent guère le rendement des récoltes, jouent un rôle souvent sous-estimé pour la biodiversité et la stabilité des écosystèmes agricoles. Les herbes sauvages des champs fournissent du nectar et du pollen pour les pollinisateurs, constituent une source de nourriture pour les oiseaux et insectes et assurent les chaînes d’alimentation dans nos champs. Par ailleurs, ils préservent de l’érosion du sol, favorisent une terre saine, contribuent à contrôler les parasites et à la protection du climat. En effet: ils contribuent à conserver la résilience et la vitalité de notre paysage agricole.


Retrouver les champs de coquelicots comme aux temps de Monet – est-ce possible ?


Nombreuses herbes sauvages des champs sont devenues rares aujourd’hui. L’agriculture intensive, un traitement des semences plus efficace et l’utilisation d’herbicides ont conduit au déclin de nombreuses espèces qui font partie des groupes d’espèces les plus menacées à nos jours. Les champs riches en couleurs d’antan et parsemés de bleuets, coquelicots et autres sont désormais difficiles à trouver. Le « Plan d’action pour la flore ségétale au Luxembourg » a été adopté afin de contrer ce déclin.


Le plan d‘action: 10 objectifs et 88 recommandations


Le plan d’action fixe des objectifs et des mesures concrets à mettre en œuvre en collaboration avec de nombreux acteurs au cours des prochaines années. Ces mesures consistent dans le renforcement des populations existantes d’espèces menacées des champs, en passant par leur multiplication et leur réintroduction jusqu’à la création de champs de cueillette à des fins de sensibilisation, sans oublier le soutien décisif à l’exploitation extensive des terres arables grâce à des rémunérations attractives et à des services de conseil. Des cartographies floristiques permettent de recenser les populations restantes d’espèces ségétales rares. Elles servent de base pour convenir d’une exploitation plus extensive avec les agriculteurs sans recours aux herbicides, dans le cadre d’un contrat de protection de la nature subventionné par l’État. Le programme « champ protégé » offre dans ce contexte des possibilités de subventions attractives pour les exploitants agricoles. Dans le cadre de l’exploitation extensive des terres arables, qui assure les rendements, l’agriculteur bénéficie du conseil de SICONA et d’autres stations biologiques.


Conjointement avec les agriculteurs, il s’agit de favoriser à nouveau la présence des plantes sauvages menacées dans les champs, afin qu’elles puissent continuer à contribuer au bien commun en matière de protection des sols, de l’eau et du climat. Grâce à la mise en œuvre du « Plan d’action pour la flore ségétale au Luxembourg », des efforts sont déployés pour que nos champs restent productifs et redeviennent en même temps plus colorés et riches en espèces.

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Schutz der Ackerwilkrautflora: neuer Aktionsplan verabschiedet


Am 6. Juli wurde in Kopstal in Anwesenheit von Umwelt-, Klima- und Biodiversitätsminister Serge Wilmes der nationale „Aktionsplan zur Förderung der Ackerwildkrautflora Luxemburgs“ vorgestellt. Mit 10 Zielen und 88 Handlungsempfehlungen setzt der Plan auf die enge Zusammenarbeit mit den Landwirten, um bedrohte Ackerwildkräuter zu fördern und ihren wertvollen Beitrag zum Boden-, Wasser- und Klimaschutz langfristig zu sichern.


Ackerwildkräuter, ein wertvoller Schatz unserer Kulturlandschaft


Meist kleine und konkurrenzschwache Pflanzenarten: Sie beeinträchtigen den landwirtschaftlichen Ertrag in der Regel kaum oder gar nicht und spielen eine oft unterschätzte Rolle für die Biodiversität und damit auch für stabile landwirtschaftliche Ökosysteme. Ackerwildkräuter liefern Nektar und Pollen für Bestäuber, bieten Nahrung für Vögel und Insekten und tragen so zu vielfältigen Nahrungsketten auf unseren Feldern bei. Darüber hinaus schützen sie vor Auswaschung und Erosion, fördern ein vielfältiges Bodenleben, unterstützen die natürliche Schädlingsbekämpfung und tragen sogar zum Klimaschutz bei. Kurz gesagt: Sie helfen mit, unsere Agrarlandschaft lebendig und widerstandsfähig zu halten.


Mohnfelder wie zu Zeiten von Monet – Ist das wieder möglich?


Viele dieser unscheinbaren Ackerwildkräuter sind selten geworden. Intensivere Landnutzung, effizientere Saatgutreinigung und der Einsatz von Herbiziden haben dazu geführt, dass viele dieser Arten heute stark zurückgegangen sind und dadurch zu einer der am stärksten gefährdeten Artengruppen zählen. Bunt blühende Felder mit Kornblume, Klatschmohn & Co., sind heute zur Ausnahme geworden. Um diesem Verlust entgegenzuwirken, wurde 2025 der nationale „Aktionsplan zur Förderung der Ackerwildkrautflora Luxemburgs“ verabschiedet.


Der Aktionsplan: 10 Ziele und 88 Handlungsempfehlungen


Der Plan sieht ganz konkrete Ziele und Maßnahmen vor, die in den kommenden Jahren umgesetzt werden sollen. Das reicht von der Stärkung bestehender Populationen bedrohter Ackerarten sowie dessen Vermehrung und Wiederansiedlung, über die Anlage von Pflückäckern zur Sensibilisierung bis hin zur entscheidenden Förderung der extensiven Ackernutzung durch attraktive Honorierung und Beratung. Durch floristische Kartierungen werden verbliebene Vorkommen der seltenen Pflanzenarten erfasst. Auf dieser Grundlage kann dann zusammen mit Landwirten eine extensivere Nutzung mit dem Verzicht auf Herbizide durch den staatlich geförderten Vertragsnaturschutz vereinbart werden. Das Programm „Schutzacker“ bietet hier attraktive Fördermöglichkeiten für die Landnutzer. Bei der extensiven Bewirtschaftung der Ackerfläche, welche natürlich weiterhin der Ertragsgewinnung dient, wird der Landwirt von SICONA und anderen Biologischen Stationen beraten.


Gemeinsam mit den Landwirten werden bedrohte Wildkräuter auf Äckern wieder gefördert, damit diese weiterhin ihren Beitrag für das Gemeinwohl zum Boden-, Wasser- und Klimaschutz leisten können. Mit Hilfe der Umsetzung des „Aktionsplans zur Förderung der Ackerwildkrautflora Luxemburgs“ wird daran gearbeitet, dass unsere Äcker nicht nur produktiv bleiben, sondern auch wieder ein Stück bunter und artenreicher werden.


https://sicona.lu/wp/wp-content/uploads/Aktionsplan_Ackerwildkrautflora_2026.pdf